
Les résultats d'une étude démontrent que les ours polaires s'adaptent rapidement
Publié à 22h45 le lundi 1er mars 2010

EDMONTON - Les résultats de travaux qui laissent entendre que les ours ont évolué plus rapidement que ne l'avaient précédemment cru les spécialistes soulèvent de nouvelles questions quant à leur faculté d'adaptation, alors qu'ils font face au réchauffement climatique.
Des chercheurs de Penn State University, en Pennsylvanie, se sont penchés sur l'ADN d'un rare fossile trouvé en Norvège. Ils ont déterminé que les ours polaires ne s'étaient développés qu'il y a environ 150 000 années, soit beaucoup plus récemment que les six millions d'années que pensaient jusqu'alors certains scientifiques.
Cela signifie que les ours ont survécu à la dernière époque interglaciaire, lors de laquelle les températures ont également été chaudes dans l'Arctique.
Stephen Schuster, l'un des principaux auteurs du rapport publié lundi à ce sujet dans les pages du magazine américain Proceedings of the National Academy of Science, a indiqué que les gens se devaient de réaliser à quel point les espèces sont dynamiques et possèdent une grande capacité d'adaptation.
Les fossiles d'ours polaires sont extrêmement rares parce que ces animaux meurent souvent sur de la glace marine, leurs carcasses coulant ensuite au fond de l'océan.
Néanmoins, un maxillaire bien conservé, vieux de 110 000 à 130 000 années, a été découvert en Norvège en 2004. Il s'agit de l'un des deux fossiles du genre dont le groupe de M. Schuster a été mesure d'établir la séquence d'ADN, obtenant ainsi la plus ancienne séquence génétique d'un mammifère actuellement disponible dans le monde. Les scientifiques ont ensuite comparé cette séquence à l'ADN d'ours bruns et polaires d'aujourd'hui.
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