
Un hiver doux et sec pave la voie à un été difficile, selon un météorologue
Publié à 22h45 le jeudi 11 mars 2010

Si les températures douces et les trottoirs débarrassés de neige ont fait sourire les Canadiens ont cours des dernières semaines, on ne peut pas en dire autant pour un météorologue chevronné d'Environnement Canada qui se dit plutôt inquiet de la suite des choses.
Ainsi, selon David Phillips, l'hiver que l'on a connu, le plus chaud et le plus sec en 63 ans, peut paver la voie à un été difficile où il pourrait y avoir des problèmes de sécheresse ou d'infestation d'insectes.
Entre les mois de décembre et de février -soit la période définie comme l'hiver par Environnement Canada-les températures étaient de quatre degrés supérieures aux normales, a expliqué M. Phillips. Le niveau des précipitations était, quant à lui, de 22 pour cent inférieur dans l'ensemble du pays.
Même si ces statistiques représentent une bonne nouvelle pour la plupart des Canadiens, plusieurs d'entre eux pourraient changer d'idée lorsque le mercure grimpera davantage d'ici trois mois, croit l'expert.
Ainsi, le peu de précipitations et le taux d'humidité pourraient toucher tout le monde, allant des fermiers jusqu'aux pêcheurs. Les cultivateurs risquent de faire face à des risques élevés de sécheresse au cours de la prochaine année. De plus, les pêcheurs pourrait trouver le temps long en pratiquant leur sport préféré puisque le niveau des eaux sera très bas dans les lacs et les rivières du pays.
De plus, le climat sec augmente les chances de feux de forêt et le temps chaud est un terreau fertile pour la prolifération d'insectes, de parasites et de virus.
"L'un des belles choses concernant nos hivers canadiens est qu'il fait si froid que cela tue toutes les espèces qui nous embêtent. Nous pouvons réinitialiser l'horloge. Non seulement ces créatures survivront mais elles pourront également se développer", a soutenu M. Phillips.
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